13 novembre 2007

Pensées de Waldham : Introspection

Chaque fois que nous perdons un être cher, nous nous accrochons à son souvenir jusqu'à notre dernier souffle. Chaque jour qui passe nous fait oublier ceux qui nous ont quittés. Au fil des ans, la culpabilité passe peu à peu, car nos souvenirs s'effacent et nous congratulons les rares fois où l'un d'entre eux nous traverse l'esprit. Nous sommes des créature égoïstes. Telle est l'essence de l'individualité, et personne ne peut aller contrer sa nature. Car en fin de compte, nous voyons toujours le monde à travers nos yeux.
Il est un équilibre qu'il faut trouver entre sa propre vie et celle de la communauté, entre le présent et l'avenir.  Nous applaudissons ceux qui font passer la communauté avant eux-mêmes et travaillent pour le long terme.
Avec mes expériences, j'étais si seul et si occupé à survivre que l'avenir se résumait au lendemain. Quand j'ai commencé à avoir des amis et appris ce qu'était l'amitié, j'en suis venu à apprécier la puissance de la communauté. Le long terme devrait être placé au-dessus du court terme, et l'objectif fondé sur les besoins de la communauté avant ceux de l'individu.
C'est vrai, mais il y a plus.
Profiter de l'instant présent. S'enivrer de la joie et se battre avec acharnement contre le désespoir.
La communauté passe avant l'individu, l'avenir avant les désirs immédiats. Il y a un juste équilibre à trouver. Car la négation de soi est une faute au même titre que l'égoïsme. A la fin, une vie de sacrifice, sans joie, n'est qu'une existence vide et solitaire.

La certitude est force, l'incertitude est inutile, et s'inquiéter pour ce qui n'est pas sûr est encore pis.
Je le sais maintenant, et je suis libre des chaînes de l'avenir.
Je sais qu'il faut apprécier et vivre intensément chaque instant.
Je sais qu'il est inutile de s'inquiéter inutilement.
Je suis libre.

Il est difficile de comprendre que l'on ne peut gagner tous les combats pour ses amis.Il n'est pas facile d'accepter ses propres limites, et de reconnaître que, même si l'on essaie toujours de faire de son mieux, ce n'est pas souvent assez.
Ce fut, donc en cet instant et à cet endroit, alors que tout semblait s'obscurcir, que je commençai à accepter ce qu'il était advenu. Oh, le trou dans mon coeur ne se refermera pas ! Je le sais et je l'accepte. Une peine profonde est souvent la triste réalité d'une existence consciente. Comme cette perte serait intolérable, si nous la confondions avec le sentiment de culpabilité !
Ce dernier est plus facile à conjurer, et le plus insidieux. Il s'enracine dans l'égoïsme et l'individualité, bien que, pour les donnes gens, il trouve généralement sa source dans la souffrance d'autrui.
Ce que je comprends maintenant, c'est que la culpabilité n'est pas cette force qui se cache derrière la responsabilité et nous pousse à avancer. Si nous faisons le bien parce que nous avons peur de ce que cela sera si nous ne le faisons pas, alors nous ignorons la différence entre le bien et le mal. Car il existe un niveau au-delà, une compréhension de la communauté, de l'amitié et de la loyauté.Je ne choisis pas de me tenir près de mes amis parce que je me sens coupable. Je le fais parce que en cela, en notre amitié réciproque, nous en sortons plus fort et meilleurs. Nos vies prennent plus de valeur.
Mon coeur saigne pour mes amis et désire leur présence. Mais j'accepterais de les perdre et mon fardeau personnel n'en sera pas plus lourd, si ce n'est du poids du vide en moi.Je ne tournerais pas le dos à mes amis alors qu'ils ont besoin de moi, même si je ne peux être aussi proche d'eux que je l'aurais souhaité.
J'ai offert mon amour et mon coeur à mes camarades. En cet instant, je leur donne mon éternelle amitié et ma détermination de vivre d'une manière qui fera froncer les sourcils au protecteur. Il me regardera avec cette expression sceptique qu'il réserve à mes actions.
Car alors que je lâche prise, je découvre que je les retiens plus fort.
J'entends mon vieil ami grommeler, et je souris.

Posté par Waldham à 23:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Pensées de Waldham : Introspection

Nouveau commentaire